Je suis parti à 6h, heure française. Je prends le premier train qui vient ponctuer mon périple à la gare de mon village. J’avais le choix, mais hors de question de payer le parking de l’aéroport. J’ai réservé l’avion il a environ 4 semaines, et j’ai décidé de partir à Londres pour la première fois en 20 ans. Avec toutes mes années d’anglais scolaire je me suis dit qu’il serait peut-être temps de le mettre en pratique.

Ma grande compétence linguistique anglais s’arrête à arriver à trouver mon chemin, mais pour le moment je m’en contenterai. Je pars donc pour Londres, en pleine semaine, les tarifs restent corrects. Après avoir traversé la France en avion me voici donc à l’aéroport.
Détail : la monnaie anglaise est la livre sterling, pas l’euro. Détail assez important donc. Note pour plus tard, ne plus jamais partir dans un pays sans argent liquide à changer, vérifier si on a sa carte bancaire (ouf c’est bon), changer son argent à l’avance (pour les plus prévoyants).

Le premier contraste frappant c’est bien évidemment la langue, l’anglais…La fameuse langue de Shakespeare. Je réussi quand même à acheter un billet de train (encore!) puis de métro pour me rendre dans le centre ville. Les gens marchent vite, très vite, trop vite. Sur les escalators il y a deux files, celle des gens pressés (ceux qui savent où ils vont) et ceux qui flânent (comme moi, ou qui ne savent pas où ils vont et regardent leur carte).

Je m’arrête en haut de la sortie du métro et pense quand même que c’est la première fois que je voyage seul, alors seul reste un bien grand mot car je retrouve des ami(e)s dès le lendemain (je devais partir seul mais par la force des choses ce voyage se transforme en réunion des anciens). Les études nous ont envoyé au quatre coins de la France et Londres devient notre point de rencontre. Quelle idée !

Les gens marchent donc vite, et quand on les regarde on arrive à se persuader qu’ils ont un but. Pour survivre sans se faire bousculer, marcher vite c’est la clé !

Je réussi à changer de l’argent; j’ai dû me faire avoir avec le taux de change mais je suis satisfait de pouvoir avoir l’esprit libre quand au côté « Sterling » de l’Angleterre. Mon point de rencontre se fait dans une auberge de jeunesse qui par chance n’est pas très loin d’un endroit pour acheter un sandwich.

La nourriture anglaise…si tenté de vouloir appeler ça nourriture (humour), est tout de même bien étrange. Je décide de vivre dangereusement et d’acheter un sandwich Oignions-Fromage, bien loin du jambon-beurre parisien que j’affectionne tant. Si vous pensiez payer cher votre sandwich éponge en France, attendez de tester ceux de Londres.

But pour la prochaine journée de ce voyage, trouver un sandwich décent et peut-être tenter de trouver un bon jambon-beurre (on peut toujours espérer). J’ai aussi testé les pas si horribles chips au vinaigre. On est bien loin de manger des cafards ou des sauterelles mais les différences culinaires existent. Sur les tableaux des Pubs, les mots Fish and Chips ou Pie (tourte) viennent orner les menus. A tester aussi. La bière se boit à la pinte (sans presque avoir à le demander), et les gens sont sympathiques.

J’avais l’air perdu au milieu de la rue, un inconnu s’est arrêté pour me montrer le chemin sur ma carte, il m’a même proposé de m’accompagner jusqu’au bout de la rue, j’ai tout de même refusé.

Ce qui est assez frappant c’est aussi la ville qui bouge, tout le temps, peu importe l’heure, les gens (ceux qui marchent vite) qui fourmillent et qui rendent le lieu plus vivant que jamais. Malgré la fine pluie qui s’est mise à tomber dès le début de la soirée, cette première expérience est plus que positive. Vivement la suite !