
1. Quelle est votre démarche
artistique ? C'est une démarche créatrice.
Je n'entend pas faire des images qui plaisent
à tout le monde, mais les images fortes, fortement
subjectives, celles qui ne laissent pas indifférent,
sont celles qui ont ma prédilection.
2.
Quel est votre parcours photographique ? Je
suis autodidacte. Je suis venu à la photo après
un parcours 'créateur' assez varié. C'est l'aspect
artistique qui me motive.
3.
Vous présentez dans votre galerie, des photographies
bien différentes, vers quel style évolue votre
travail actuel ? J'ai fait des photos assez
différentes en effet, ces deux dernières années,
en fonction des opportunités et de l'inspiration.
Sans vouloir m'enfermer dans un style unique,
comme beaucoup le font, mon orientation est clairement
le nu féminin, traité sous des aspects thématiques.
4.
Qu'est-ce qui a motivé votre choix de photographier
les corps féminins ? Je photographie ce que
j'aime avant tout. Au-delà du travail photographique
proprement dit, l'aspect relationnel est essentiel.
5.
D'où vient votre goût pour la mise en scène ?
La mise en scène n'est qu'un moyen. Un moyen nécessaire
à traiter certains thèmes. Je pense qu'une grande
partie d'une photo se fait dans sa préparation.
6.
Décrivez-nous en quelques lignes l'une de vos
séances photo ? Il y a toujours une rencontre
préparatoire avec le modèle. On se retrouve ensuite,
quelques jours plus tard, pour les prises de vue.
Je ne travaille qu'avec des modèles non professionnelles
et 'bénévoles', ce qui favorise à mon avis une
certaine spontanéité et créativité de leur part,
que je sollicite.
7.
Pensez-vous que le photographe d'aujourd'hui soit
encore tributaire du hasard, ou est-ce simplement
une question de travail ? Il y a une certaine
part de hasard qu'il faut savoir préserver. Le
tout est de maîtriser, autant que faire se peut,
la part qu'on lui laisse. Tout est surtout affaire
d'opportunités ... et de travail.
8.
Votre travail semble être le fruit d'une étroite
collaboration entre maquilleuses, et modèles,
qu'est-ce qui incombe à chacune d'elles au cours
d'une séance ?
Les
séries sur Cabaret, Erotika et E. Bilal ont demandé
aux maquilleuses un gros travail (plus de 4h de
préparation parfois), sans compter le travail
préparatoire et le suivi. Leur implication peut
avoir une grande importance selon le thème choisi.
Une série est un travail d'équipe, où chacun apporte
ses compétences.
9.
Comment choisissez-vous entre le noir & blanc
et la couleur pour une série ? Il y a des
séries, je pense à celle sur E. Bilal en particulier,
où la couleur s'impose. Je réserve le N&B aux
portraits et aux nus en général, mais je ne m'interdit
rien. Un intérêt majeur du N&B est de maîtriser
le totalité du processus, de la prise de vue au
tirage. Être tributaire du labo n'est guère satisfaisant,
ni gratifiant. Sans oublier l'aspect financier.
