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Vincent Villano, à l'instar de Pascal Rougier est un sculpteur de corps. Il est né en 1959 à Marseille où il a toujours vécu. Il n'est pas "tombé dans la photographie" étant petit car ce n'est qu'à 25 ans qu'il a acheté son premier appareil : un Minolta X500. Il a pris rapidement des cours par correspondance puis il a eu l'opportunité de travailler en studio régulièrement. Avec le temps, il est passé de Minolta à Nikon et possède depuis 1986 un boitier 6x6 (Bronica). Son thème favori est le portrait et plus généralement le personnage (ou ce qui le symbolise).

1. Les expositions virtuelles peuvent elles aider les visiteurs à franchir le seuil d'une galerie ayant pignon sur rue ? Non seulement ça doit les aider mais aussi les encourager car on peut s’interroger sur la réalité du rendu d’un moniteur informatique. Par contre, un logiciel informatique tel que celui sur le musée du Louvre a un avantage indéniable sur le réel, c’est qu’il permet de disséquer un tableau et d’en expliquer tous les processus de composition. Mais nous nous trouvons là dans un autre domaine que celui de l’exposition pure et simple.

2. Une photographie retouchée est-elle toujours une photographie ? Oui, c’est le processus de création qui importe.


3. La photographie rime t-elle avec art ? Le photographe est il un artiste, ou un technicien ?
Le photographe est un artiste lorsqu’il crée indépendamment de toute contrainte commerciale. La technique n’a que peu d’importance par rapport au potentiel d’expression d’un individu. L’art est en chacun de nous, pas dans le résultat de la mise en œuvre d’une technique.

4. Pour vous, le plus important dans la réalisation d'une photographie, la prise de vue ou le développement, ou la retouche numérique ? La prise de vue car tout est subordonnée à l’obtention d’un négatif correct.

 

 
 
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